Journal d'une épouse de bipolaire etc...

3 jours en urgence psy / 3 ème jours en hôpital psy

J’ai eue le médecin lundi midi. Mon mari allait bien, mais ne voulait pas parler et restes isolé.
J’appelle tout les jours les infirmières pour savoir comment il va. Je leur laisses des messages qui lui transmettes.

Mon mari me manques. Surtout le soir, mais bon, ce n’est que temporaire.

J’essaie de me concentrer le plus possible à mon boulot pour évité d’avoir des oublies ou de faire des bêtises. Je dois redoubler d’efforts pour ne pas transmettre mes préoccupations à mes collègues, qui ne me parles d’ailleurs pas beaucoup en ce moment, parce que depuis notre rentrée, tout les jours, ont à un reproches à me faire et ça me saoule.

Depuis hier matin, je voyage avec de la musique de méditation pour la concentration au travail. Cela à l’air de marcher. Nous verrons si ça fonctionne encore dans le temps, mais la méditation, de toute manière, ça marche toujours, alors pourquoi douter ?

Le doute. La confiance en soi. Les deux maladies qui me pourrisse la vie depuis toujours. Malgré que j’ai fais du théâtre pendant des années, ils s’agrippent toujours à moi, tel une moule sur son rocher. Faudrait un couteau géant pour me déloger de mes " maladies ".
Maladies. Ce ne sont pas des maladies ok, ce sont des sentiments, mais pour moi, ce sont des sentiments qui sont tellement ancré en moi depuis toujours, que j’ai l’impression que ce sont des maladies incurable. Je les aurais à vie.

Mais en faites non, je sais que ça se " soigne ", mais ça ne soigne pas du jour au lendemain. Il faut faire un travail sur soi pendant très longtemps. Peut être que j’avais trouvée la bonne thérapie, mais comme j’ai arrêter le " traitement " ... c’est revenue de plus belle. Logique.

Demain, c’est vendredi, jour où le medecin repasse voir mon mari. J’espère que les nouvelles seront meilleurs et que je vais pouvoir parler à mon Amour, avant que je vienne le voir dimanche. Car oui, les visites, c’est seulement le weekends. C’est nul. Lorsque ma mère et ma sœur étaient partis faire un petit séjour dans ce même genre d’hôpital, nous pouvions allées les voir la semaine. Apparemment, pas celui ci.

Et oui, j’ai été touchés de près par ce monde obscur, qu’est la psychiatrie.
C’est bizarre que beaucoup de monde à peur de la psychiatrie, beaucoup de monde parle de fous. Mais non, ce n’est pas parce que l’on y fais un séjour que l’on est " fou " , c’est juste que, parfois, dans une vie, on ne va pas bien pour X raison que ce soit, et que ses établissements nous aident à remonter la pente. Rien de plus.
Evidemment, dans ce genre d’hôpitaux, ont y trouve de tout, mais c’est sectorisé C’est à dire que les fous alliés ( oui il y en a de véritable ), eux, ne sont pas " mélangés " avec les malades qui ont une pathologie plus " légère ", ou passagère ( tel que la dépression ).

Lorsque ma mère y été ( ça remonte à plus de 20 ans ), il y avait un homme qui se prenait pour Superman, une autre qui voyait des soucoupes volantes partout et encore un autre qui se prenait pour un oiseau ( oui c’est du lourd ). Ma défunte maman était dans le secteur " des légers " ( on va dire ça comme ça, mais ce n’est pas le bon terme). Lorsqu’elle les croisaient dans le jardin, elle ne pouvait pas s’empêcher de rire, même si, voir des soucoupes volantes partout avec la peur d’être enlevés par les OVNI n’a rien de drôle, ma mère, elle riait. Et lorsqu’elle riait, on pouvait l’entendre à des kilomètres, mais quel rire !!! !

Enfin voilà, tout ça pour dire que mon mari n’est pas un fou et que.. ça va. Le beaucoup mieux viendra.

Ah oui, j’allais oubliée de préciser que ma mère et ma sœur n’ont pas séjournés en même temps hein, juste avec plusieurs années de décalage ;).

A bientôt pour des nouvelles,
Mabelle

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